Retours sur la balade de Saint Julien de Ratz et ses environs

Le vendredi 12 juillet a eu lieu une balade de découverte du patrimoine naturel et culturel sur Saint Julien de Ratz et ses environs.


Pour retrouver l’article de présentation de cette journée cliquez ici.


C’est depuis le parking du lac à Saint Julien de Ratz que nous avons commencé notre route.

Saint julien de Ratz est un petit village situé au dessus du col de la Placette, d’une superficie de 10,8 kilomètres carrés soit 1081 hectares, 434 habitants résident dans de nombreux hameaux (le Village, le Sacquet, le Lac, les Ramées, la Lentillière, le Martinet, le Jallas, le Plan, Courbassièrere, le Puits, le Garrel, la Colombière,...)

Le saviez vous ?
Saint Julien de Ratz provient de Saint Gelin, cette commune est nommée comme telle depuis la Révolution Française.

- Nous avons débuté cette journée, par la présentation du château de Blanchet, d’Henri Bazir, qui était un comte, né à Paris. Après avoir été convertie en maison de repos dans les années 30 puis en maison pour les maladies pulmonaires en 1969, cette bâtisse est aujourd’hui une maison médicale pour les personnes en fin de vie.

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- Nous avons continué notre route en passant par le lac, rempli de nénuphars, où l’on a pu observer la bâtisse qui servait à ranger les barques.

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Les gorges du Bret était fermée à la circulation mais nous avons quand même pu aller voir la fameuse fontaine du vieil homme, ce qui a fait la satisfactions de moustiques qui se sont régalés !

- Le passage du Bret a été utilisé depuis des milliers d’années, nous savons aujourd’hui que les romains l’empruntait. A la sortie de ces gorges monte la voie romaine jusqu’au hameau du Grand Ratz.

Légende de la fontaine du vieil homme
Un homme et sa fille vivait tranquillement jusqu’au jour ou la fille voulu ramasser des nénuphars dans le lac, elle tomba dans l’eau et se noya.
Le chagrin de l’homme était tel qu’il se dit qu’il ne boirait et ne mangerait que de l’eau et du pain, après avoir marché durant deux heures. Il allait donc boire tous les jours à cette fontaine et plus le temps passait plus il voyait les gens autour de lui disparaître.
Le chagrin ne s’atténuait pas et il n’en pouvait plus, il décida donc d’arrêter de boire l’eau de la fontaine et il mourut quelques jours plus tard.
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- Nous avons ensuite fait une pause pique nique, non loin du Château des Perrières. Nous avions une magnifique vue sur la Grande Sure et la plaine environnante. Ce fut également un moment de partage, ou nous avons appris grâce à un des participants, comment réaliser un sifflet en bois de frêne.

Sur le chemin, nous sommes tombés sur 3 pierres, voici leur histoire :

La croix du Vars
En 1330 le village de Saint Gelin s’abritait sous la protection du château des Perrières qui appartenait au comté de Savoie depuis 1107. Il défendait la Cluse de Voreppe. Le village et le château furent rasés par les troupes du Dauphin Guigues VIII.
Les habitants fuirent cet emplacement et se replièrent vers une chapelle érigée à l’emplacement du village actuel de Saint Julien de Ratz. Les trois pierres restèrent sur leur socle, afin de que les générations suivantes puissent se rappeler que des personnes ont vécu sur ce lieu.
Pendant des années les habitants de Saint Julien de Ratz sont venus en procession pour demander soit que la pluie tombe soit qu’elle cesse. Les personnes regroupées autour du monument foulaient l’herbe ou les épis de blé. La légende veut que l’herbe ou les épis qui avaient été piétinés se relevaient après le passage de la procession.
Aujourd’hui les pierres sont tombées au sol, il devient urgent de remettre le monument en état...
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- Au cours de cette sortie nous avons également fait des arrêts sur la structure géologique des Gorges du Bret. En effet, ces dernières, classées en zone ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique), sont forgées dans le sillon jurassique, composé en ce lieu par un calcaire blanc. L’origine de ces gorges remonte à l’époque du quaternaire, soit à la dernière glaciation, ou les glaciers de l’Isère et Rhodanien couvraient encore l’ensemble du massif de Chartreuse.

- Nous avons pris le temps de regarder également quelques espèces floristiques, telle que la fougère scolopendre, très présente dans les lieux humides.

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la fougère scolopendre

Après avoir parcouru une grande partie de Saint Julien de Ratz et observé des paysages très diversifiés, nous sommes retournés à notre lieu de départ aux environs de 15h.



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